mercredi 27 mars 2019
samedi 9 mars 2019
Les préparatifs ...
Assemblée générale pour valider le fonctionnement de l'association,
réunions préparatoires pour la fête.
A 60 jours de celle-ci, dimanche 12 mai, elle s'annonce encore plus belle, avec de nouvelles animations que vous pourrez bientôt découvrir dans le programme.
N'oubliez pas Dimanche 12 mai 2019, nous comptons sur vous!
En parallèle, comme de nombreuses associations, nous préparons les 500 ans de l'arrivée de la première pierre du château de Chambord au port de St Dyé. Cette pierre arrivera par la Loire le vendredi 06 septembre en provenance de Tours.
vendredi 4 janvier 2019
mardi 23 octobre 2018
Route européenne d’Artagnan
(inauguration du passage à St Dyé sur Loire prévue en 2019)
Elle part sur les traces du
mousquetaire, entre fiction narrée dans l’œuvre d'Alexandre Dumas et
réalité historique.
La Route européenne d’Artagnan, reliant Lupiac, son village
natal (Gers,
France) à Maastricht où il a trouvé la mort (Limbourg, Pays-Bas) s’étend sur près
de 4 000 km de chemins balisés, traversant 54 départements français, la
Wallonie en Belgique, Limbourg aux Pays-Bas. Des extensions pour raisons
historiques sont aussi programmées en Espagne, Navarre et Irun, en Italie,
Piémont, et en Allemagne, Rhénanie-du-Nord-Westphalie.
Les itinéraires empruntés sont tous balisés.
Leur tracé est établi afin de concilier au mieux l'accès aux chevaux avec les
contraintes historiques avec une soixantaine d’étapes, villes, villages,
châteaux et lieux historiques qui ont marqué la vie du mousquetaire.
La route
européenne d’Artagnan propose en vérité 6 itinéraires :
· Route 1
: La Route Royale (1350 kms)
o
De Lupiac, sa ville natale, à Paris : Route de
Charles de Batz de Castelmore (700 kms)
o
De Paris à Maastricht, son lieu de décès : Route
du Roi (400 kms) et de Maastricht à Brühl, où Mazarin fut exilé et
soutenu par d’Artagnan : Route de la Fronde (250 kms)
· Route 2
: La Route de Madame d'Artagnan (1200 kms)
o
De Maastricht à Champlecy : Route des Gardes
Françaises (600 kms)
o
De Champlecy à Lupiac : Route de Louis
d'Artagnan (600 kms)
· Route 3
: La Route des Cardinaux (450 kms)
o
De Chambord à la Rochelle /Brouage : Route de
Richelieu (150 kms) et de Brouage à Lupiac : Route de Mazarin (300 kms) .
L’échappée nuptiale de louis XIV.
· Route 4
: la Route des Mousquetaires via la Gascogne, le Béarn, la Navarre et
le Pays Basque de Lupiac à St Jean de Luz : Route de Athos, Porthos et Aramis
(400 kms)
· Route 5
: la Route de l'Infante (850 kms)
o
De Gap à Toulouse : Route Nuptiale de Louis XIV
(500 kms)
o
De Toulouse à l'Ile aux Faisans, petite île
fluviale sur la Bidassoa entre Hendaye et Irun : Route des Noces
Royales (350 kms)
C’est sur l'île des Faisans où eut
lieu la remise, à l'ambassadeur de France, de l'infante
d'Espagne Anne en vue d'épouser le roi de France Louis
XIII.
· Route 6
: la Route de Pinerolo (1150 kms)
o
De Nantes à Vincennes/Vaux le Vicomte : Route de
Fouquet (450 kms)
o
De Vaux le Vicomte à Pinerolo : Route de la
Forteresse (700 kms)
Elle relie Nantes à Pinerolo par
les lieux où d'Artagnan arrêta puis devint le geôlier de Fouquet qu’il escortait
à la forteresse de Pinerolo.
Les cavaliers
pourront découvrir la Route européenne d'Artagnan avec leur club équestre, en
famille ou entre amis, pour quelques heures, plusieurs jours voire plusieurs
semaines pour les plus téméraires qui voudront parcourir entièrement un
itinéraire. Il faudra par exemple compter à peu près un mois et demi pour
aller de Lupiac à Maastricht par la Route du Roi (via Paris) et la Route de
Madame (via la Bourgogne).
Certaines portions de l'itinéraire seront accessibles aux attelages et pourront à terme accueillir aussi les randonneurs pédestres et VTTistes.
Certaines portions de l'itinéraire seront accessibles aux attelages et pourront à terme accueillir aussi les randonneurs pédestres et VTTistes.
De par sa pratique
équestre, la mise en place d'un
itinéraire tel que la Route européenne d'Artagnan nécessite des compétences en
terme d'infrastructures équestres : recensement des itinéraires et hébergements
pouvant recevoir des équidés, aménagement de haltes équestres, balisage,
recensement des maréchal –ferrants et vétérinaires ...
Un diplôme « La Dartagnane » est délivré aux lieux de naissance et
de mort des époux d’Artagnan (Lupiac, Maastricht, Sainte-Croix et Champlecy) et
récompense les randonnées d’une longueur minimale de 100 km sur la Route
européenne d’Artagnan, soit l’équivalent d’un long week-end.
Des
distinctions « Mousquetaire » récompense les cavaliers ayant parcouru :
o
la totalité de la Route européenne d’Artagnan :
Mousquetaire d’Or,
o
800 km : Mousquetaire d’Argent,
o
400 km : Mousquetaire de Bronze.
Au final ce seront les cavaliers qui détermineront
le niveau de succès et de notoriété de la Route, un peu comme les 220.000
pèlerins qui parcourent chaque année les chemins de St Jacques de
Compostelle.
mercredi 15 août 2018
Mais qui est donc Déodat ?
C'est à Bourges
que Déodat Dieudonné (par
abréviation : Dié) naquit, vers le milieu du
Ve siècle. Il y fut élevé et lorsque, adolescent, il décida de sa vocation
religieuse, il s'en fut trouver le fondateur du monastère de Chabris-sur-Cher.
C'est là qu'il fit la connaissance d'un diacre du nom de Baudemir ou Baumaire.
S'étant liés d'amitié, peut-être offensés dans leur esprit d'indépendance par
la rude discipline monastique, ou bien également épris d'isolement et de
silence, ces religieux décidèrent, une belle nuit, de quitter leur couvent.
Baumaire avait appris à Déodat qu'il y avait sur les bords de la Loire, en pays
Blésois, un lieu pouvant convenir au genre de vie qu'ils voulaient mener.
Comme toute cette
foule d'ermites qui, avant et après cette époque, s'installèrent de leur chef
jusque dans les moindres recoins de la Gaule païenne et y fondèrent les
localités qui portent encore leur nom, ils partirent vers leur destin. N'emportant
que leur cilice, leur coule, leur manteau et un bâton, ils parcoururent, dit la
légende, tout le trajet en cette même nuit soit treize lieues (60.000 pas,
est-il écrit).
Arrivés sur les
bords de la Loire, les compagnons se séparèrent. Baumaire s'isola, paraît-il, dans une des îles de la Loire face au bourg de
Saint-Dyé peut-être même dans celle appelée depuis l'île de Saint-Dyé.
Déodat bâtit sa cabane dans le voisinage du hameau de l'Ecuelle, lieu
d'épines et de broussailles. En effet, le coteau sur lequel fut construite la
ville de Saint-Dyé était à cette époque, couvert par le prolongement de la
forêt de Boulogne. Ce que nous désignons aujourd'hui sous le nom de l'écuelle
était en lisière, mais encombré de ronces.
L’arrivée de cet ermite pour prêcher la bonne parole avait quelque
chose d’un peu avant-gardiste en pleine période païenne.
Il y avait, entre
autres croyances remontant jusqu'à l'âge
néolithique, ce culte des eaux, des arbres et des pierres, de
toutes les forces mystérieuses de la nature qui semblaient
témoigner de la présence d'une divinité. Les paysans d'alors, qui ne demandaient qu'à rester païens (si bien que le mot « paganus » qui les désignaient, signifiait à la fois païen et paysan), croyaient obtenir de ces forces, la guérison de leurs maladies et la fécondité de leurs champs.
Le paganisme, appuyé par l'influence des prêtres païens qui desservaient le temple d'Appolon de Suèvres situé en face sur l'autre rive de la Loire, résistait encore
opiniâtrement au christianisme naissant.
Le culte des
sources notamment, fut une des religions de la Gaule
entière et, pour les populations, l'eau avait toujours un
caractère sacré. Selon la volonté des évêques gallo-romains, il
fallait que les sanctuaires voués aux faux dieux soient consacrés au culte véritable, pour que les païens convertis l'adorent dans les lieux mêmes où ils avaient
l'habitude de venir.
Ce fut la grotte
où se pratiquait ce culte des eaux qui devint le refuge
de Déodat où, ermite, il mena une vie spirituelle dans la
solitude et le recueillement. Il prit possession de cette source païenne, au profit
de l'église chrétienne. La légende du
Dragon qui, dit-on, hantait cette grotte et que l'ermite terrassa,
n'est que le symbole de l'idolâtrie vaincu par la prière, le triomphe du christianisme.
Déodat n'était que diacre. Il ne voulut jamais être
élevé à la dignité de la prêtrise.
Clovis engagé auprès
de Déodat à se faire chrétien, si comme
l'ermite le lui avait promis il remportait la victoire, chasser les
Bretons qui ravageaient le Val entre Orléans et Tours. Clovis voulut
prouver sa reconnaissance à Déodat, en lui concédant le vaste territoire qui environnait sa caverne plus 26 livres d'or et autant d'argent, ce qui ferait
aujourd'hui, au poids de l'or et de
l'argent, une coquette fortune.
Ceci aida bien les
choses, car Déodat ayant réussi à grouper autour de lui une
quarantaine de disciples, avec l'argent de la donation, put,
non seulement venir en aide aux pauvres qui ne manquaient pas,
mais construire un modeste couvent auprès de la grotte où il
vivait, dans la méditation et la prière.
A son décès à un âge avancé vers 530, ses disciples
l'ensevelirent dans la grotte où il avait vécu, proche de l’église actuelle. La chapelle édifiée
au-dessus de sa sépulture, détruite par les Normands puis reconstruite, devint
un lieu de pèlerinage.
L'ancien compagnon de Dié s'était retiré dans une des îles
de la Loire peut-être même dans celle appelée depuis l'île de Saint-Dyé. Il y était mort, et son corps dut y reposer jusqu'à son transfert dans l'église de Saint-Dyé, probablement au IXe siècle.
On sait qu'en
Gaule, la dépouille des saints était souvent enfouie sous terre.
Beaucoup plus tard, lorsqu'une église avait pu être construite à proximité, le sarcophage exhumé fut transporté dans un hypogée maçonné, tombe
creusée dans le sol avec chambre funéraire
voûtée, mais qui n'apparaissait pas au-dessus du niveau du
sanctuaire.
Ce n’est qu’en 1963 qu’on
trouva son sarcophage en grès rose d’Anjou sous le dallage de l’église lors de
fouilles archéologiques dont le but n’était pas celui-ci. Il était complètement
enfoui, on l’a dégagé et aujourd’hui il est désormais visible dans l’église sous
un plancher de verre.





